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Célèbre pour avoir inventé la carte à puce, le génial bidouilleur est décédé dimanche 29 avril à l'âge de 66 ans. Né le 11 juin 1945 au Caire, cet autodidacte a successivement été, une fois le bac en poche, employé de bureau, monteur de luges, journaliste, garçon de courses, éditorialiste... Passionné d'électronique, il fonde en 1972 la société Innovatron pour " vendre des idées " puis dépose, deux ans plus tard, le brevet de la "carte à mémoire", un circuit intégré capable de contenir et de traiter des informations.
Son invention a de multiples usages : la carte de crédit bancaire, la carte SIM utilisée des téléphones portables ou la carte Vitale de la Sécurité sociale... Dans la foulée, Roland Moreno dépose en cinq ans 45 brevets qui lui rapporteront 100 millions d'euros. Ces brevets tombent dans le domaine public au bout au bout d'une vingtaine d'années, avant d'être largement utilisés à travers le monde, notamment aux Etats-Unis...
La société Innovatron se retrouve alors dans une situation financière difficile, licencie une partie de son personnel et vend plusieurs de ses activités, avant de se concentrer sur le développement de cartes sans contact, comme le passe Navigo.
Un site lui est consacré.
Ainsi qu'une page Wikipedia.
Photo : DR RolandMoreno.com
http://www.rolandmoreno.com/
assionné d'électronique, il crée dans sa jeunesse différents gadgets, une machine à tirer à pile ou face, une calculatrice biaisée, ainsi que le « radoteur », système basé sur un algorithme de génération de mots nouveaux à partir d'une liste de mots issus du dictionnaire — une tentative pour automatiser la création de néologismes ou de noms de marques. Cette dernière invention est inspirée d'une idée de Claude Shannon qu'a fait connaître Léon Brillouin et que Walter Lewino utilisera dans un jeu minitel.
Dans Les Choses de la vie, le fils de Michel Piccoli, interprété par Gérard Lartigau, est inspiré de Roland Moreno2. Il inspire aussi l'inventeur du Love Computer dans Les sous-doués en vacances (1982) de Claude Zidi. Roland Moreno est par ailleurs crédité au générique des films Les parapluies de Cherbourg et Les demoiselles de Rochefort depuis leur remasterisation en 32 bits (1999) par Agnès Varda3.
Il est successivement :
entre 1965 et 1966, employé de bureau à la Mutuelle nationale des étudiants de France ;
en 1966, employé aux écritures au ministère des Affaires sociales ;
1966 à 1967, monteur de luges à la CIMS ;
en 1967, journaliste-reporter à Détective ;
entre 1967 et 1968, garçon de courses à L'Express ;
en 1969, éditorialiste à L'Écho de la Presse et de la Publicité ;
entre 1969 et 1970, chroniqueur au Bulletin du péri-alpinisme ;
de 1970 à 1972, secrétaire de rédaction à Chimie-actualités4.
Innovatron[modifier]
En mars 1972, il crée la société Innovatron « pour vendre des idées », qui commercialise à partir de 1975 des noms de marques ou de produits pour des sociétés à l'aide du Radoteur et de quelques retouches humaines. Depuis un quart de siècle, le Radoteur est exploité commercialement (sous licence) par la société NOMEN créée par Marcel Boton (voir onomastique).
Publications[modifier]
Roland Moreno publie en 1990 La Théorie du bordel ambiant (éd. Belfond), ensemble de réflexions sur le monde. On y trouve la séquence algorithmique complète du Radoteur dont plusieurs versionsnotes 1 sont réalisées et publiées. Ce livre sera suivi de quatre rééditions, dont celle enrichie d’un 14e chapitre, publiée par l’Archipel en 2002notes 2. La même année, et chez le même éditeur, il publie Carte à puce : l’histoire secrète; puis en 2011 Victoire du bordel ambiant.
Carte à puce[modifier]
Carte SIM livrée au format carte de crédit. La partie centrale se détache pour pouvoir être insérée dans les téléphones.
Carte à puce utilisée pour le remboursement des soins de santé en France (carte Vitale).
Les informations et images sur la carte sont volontairement erronés
En mars 1974, il dépose le brevet de base de la carte à puce qu'il présente sous forme d'une bague ; six mois plus tard, il crée la société Innovatron dont l’objectif est l’exploitation du brevet de base du 25 mars 1974. La paternité de cette invention lui est contestée et revendiquée par Daniel Vesque5, ingénieur à l’époque au Centre national d'études des télécommunications (CNET). La société créée élargit peu de temps après la protection industrielle par le dépôt de plusieurs certificats d’addition et brevets qui s’appuient sur le brevet de base et le réaxe - il n’est alors plus question de bague mais d'objet portatif -, et par des dépôts dans onze pays. Ces brevets, et en premier lieu le brevet de base (revendications nos 1, 2, 8, 13 et 20), décrivent un objet portable à mémoire revendiquant des moyens inhibiteurs (assurant la protection des données stockées) associés à « un comparateur avec un compteur d’erreurs » (combinaison utilisée typiquement pour l'évaluation du code secret associé à la carte)6. Un rôle particulièrement méritoire a été celui du rédacteur de ces brevets Jean Moulin7.
Parmi les applications de la carte à puce, on peut citer la carte téléphonique, la carte de crédit bancaire, la carte Vitale, la carte SIM des téléphones portables, ou encore la carte Moneo. L'invention est par ailleurs réutilisée à travers les puces lisibles à distance comme celle que contient la carte Navigo pour les transports publics parisiens, créée initialement par Innovatron lors d'un partenariat avec la RATP. Voir les articles8 carte à puce et Analyse de consommation (cryptographie) — cette formule énigmatique désignant le processus par lequel la puce s'autodétruit après trois erreurs de code confidentiel : simulation de surconsommation (en cas de code exact, par une combinaison transistor/résistance).
Aujourd'hui, la société Innovatron a pour activité la vente de licences liées à la technologie des badges, cartes et tickets sans contact.
Suite aux travaux de Serge Humpich et de l'affaire des yes-cards, Moreno propose le 14 mars 2000 une prime d'un million de Francs9 à quiconque parviendrait dans un délai de trois mois, par n'importe quel moyen logique, à écrire un bit dans la zone préservée par le brevet « Inhibiteur » du 17 mars 1975 et à lire un bit dans la zone préservée par la combinaison des brevets « Comparateur » et « Compteur d'erreurs ». Sans réponse le 16 juin 2000, Roland Moreno publie sa victoire.
 Roland Moreno, inventeur de la carte à puce, est décédé dans la plus grande discrétion le dimanche 29 avril à l'âge de 66 ans. L'occasion de revenir sur son parcour, sa vie, ses inventions . Roland Moreno, une fois le bac en poche, a été employé de bureau, monteur de luges, journaliste, garçon de courses, éditorialiste... Passionné d'électronique, il crée différents gadgets, une machine à tirer à pile ou face, une calculatrice biaisée, ainsi que le « radoteur », système basé sur un algorithme de génération de mots nouveaux à partir d'une liste de mots issus du dictionnaire — une tentative pour automatiser la création de néologismes ou de noms de marques. En 1972, il fonde la société Innovatron puis dépose, deux ans plus tard, le brevet de la Carte à mémoire, un circuit intégré capable de contenir et de traiter des informations. En France, la carte de téléphone est l'une des premières applications de la carte à puce.
Pas moins de 45 brevets seront déposés par Innovatron. Malheureusement, 20 ans plus tard, ces brevets tombent dans le domaine public et la société Innovatron se retrouve alors dans une situation financière difficile, vend plusieurs de ses activités et se concentre sur le développement de cartes sans contact, comme le pass Navigo.
Son invention a aujourd'hui de multiples utilisations : la carte de crédit bancaire, la carte SIM utilisée dans les téléphones mobiles, la carte Vitale de la Sécurité sociale... Si vous voulez en savoir plus, un site lui est consacré !
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